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La Paz : ville de contrastes

Publié le Mardi 13 septembre 2011
 
 

Lors de mes précédents articles, je vous ai parlé du côté hétéroclite qui m'a tant fasciné en Bolivie. Si cet aspect du pays se traduit dans ses paysages et ses caractéristiques géographiques, les villes en sont aussi le théâtre et La Paz est sûrement l'une des plus intéressantes à explorer.

La Paz est la capitale administrative de la Bolivie. Se situant dans l'Altiplano, la ville s'étend dans une cuve naturelle de près de 1000 mètres de dénivelé. Ainsi, le point culminant de la ville (banlieue défavorisée d'El Alto) atteint 4000 mètres, tandis que le point le plus bas, où l'on retrouve les quartiers aisés, se situe à 3000 mètres.

Cette particularité fait de La Paz la championne des hauteurs. Elle détient de nombreux titres dont celui de la plus haute capitale au monde et du plus haut aéroport international. D'ailleurs, il est peu recommandé aux voyageurs d'atterrir directement à La Paz, à moins d'avoir quelques jours devant soi pour s'acclimater au mal des hauteurs. Je l'ai appris à la dure lors d'une brève escale en avion alors que j'étais en route pour Santa Cruz de la Sierra, ville située dans l'Est du pays. Dès que l'avion a atteri au sol et que les portes se sont ouvertes pour laisser sortir les passagers, des étourdissements et nausées m'ont frappée de plein fouet...

Modernité et tradition

C'est surtout socialement et culturellement que le côté hétéroclite de La Paz se ressent. Dans les rues se côtoient les vêtements traditionnels colorés des autochtones Aymaras et Quechuas et les complets des hommes d'affaires et des politiciens. C'est sur la Place Murrillo, la place principale ceinturée par le Palais présidentiel, que l'on peut apercevoir toute la diversité des habitants de la capitale.

À découvrir... à pied !

La ville regorge de choses à découvrir et mon premier conseil serait de prendre le temps d'arpenter ses rues à pied. Toute la beauté de La Paz se dévoile à chaque coin de rue d'où on aperçoit la vague de bâtiments orangés qui s'accrochent aux collines de la cuve. En chemin, il faut prendre le temps de s'arrêter dans un marché pour acheter soit des fruits et légumes frais ou d'autres produits locaux que l'on dégustera en fin de parcours dans l'un des nombreux mirradors qui surplombent la ville.

Le Marché des sorcières

Situé tout près de l'Église San Francisco, la Calle de Las Brujas est la rue principale de ce qu'on appelle le Marché des sorcières. L'endroit, très fréquenté par les touristes, devient rapidement blasant. Par contre, il est difficile de rester de marbre devant les étals et les boutiques remplis de gris-gris et autres amulettes divinatoires. C'est l'endroit idéal si vous désirez vous approvisionner en jeux de tarot, amulettes de pierre ou onguents miraculeux. Sans compter les nombreux foetus de lamas séchés qui ont une haute valeur spirituelle pour les locaux.

La Vallée de la Lune

Situé à une dizaine de kilomètres de la ville, la Vallée de la Lune offre un paysage naturel impressionnant qui ressemble étrangement à un regroupement de termitières géantes. C'est le vent et la pluie qui ont sculpté le sol argileux de cette région en de hautes tourelles poussiéreuses. Un sentier aménagé permet de se perdre (et se retrouver) dans ce paysage digne de la pochette de l'album ''Les fourmis'' de Jean Leloup.

Des cholitas sur le ring

Si j'avais eu vent que ce sport existait, j'aurais fait de mon mieux pour assister à une séance de lucha libre de cholitas. À chaque fin de semaine, le centre multiculturel d'El Alto accueille ces femmes en habits traditionnels. Ce reportage dresse un portrait intéressant de ces lutteuses (en anglais seulement).

 

Blogueuse : Stéphanie Perron

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