Blogue
Douce nostalgie
Publié le Lundi 11 juin 2012
Une photo. Une chanson. Un rire. Un tout et un rien me transporte là où j’étais il y a presqu’un an jour pour jour. Un voyage sincère et mémorable.
Il ne passe pas une journée sans que je pense à ce voyage. La Californie; on s’imagine avec préjugés Hollywood et les innombrables stars qui inondent Los Angeles. C’est un peu ce que je m’imaginais aussi. Mais après l’avoir visité, j’ai un souvenir de ce coin de l’Amérique beaucoup plus tendre et beau.
J’ai entamé mon voyage à San Francisco. Nous ne pouvons nous imaginer la beauté de cette ville avec tant de vécu, avant de l’avoir visité. Elle renferme quelque chose de spécial, d’artistique, de mystérieux. Le centre-ville évoque en moi une version rétro de Montréal. Des tramways bruyants surviennent de tous les sens, des chanteurs amateurs s’emportent dans Union Square, des touristes marchent le sourire aux lèvres en contemplant les immeubles qui ont tant à nous raconter. Aux rives de la ville se trouve Alcatraz. Une prison fermée depuis 1963. Elle m’a fait frissonner. Marcher sur les pas de dangereux prisonniers était un moment très particulier. La fascination, le dégoût et la curiosité se sont mélangés pour me suivre tout au long de ma visite.
Et comment parler de cette ville grandiose sans mentionner sa figure emblématique ? Le Golden Gate Bridge. Que dire de ce pont qui nous parait sans fin, souvent perdu dans les nuages. Majestueux, haut et fort, les multiples cartes postales sur lequel il est exposé ne lui rendent certainement pas justice. De l’autre côté de ce dernier, à environ 40 minutes de San Francisco, se trouve Muir Woods, une forêt de gigantesques séquoias. Cet endroit paisible et revigorant à la fois, nous rappelle à quel point la nature est puissante et pure. Il n’était pas envisageable pour moi de visiter la Californie sans faire escale à Napa Valley, le paradis des buveurs de vin. Il fait bon d'y vivre. La chaleur intense nous traversant, le soleil nous aveuglant et un verre de vin bien ancré à notre main, on ne pourrait demander mieux.
Louer une voiture pour descendre jusqu’à Los Angeles était la meilleure idée du voyage. Longer la mer sur la Highway 1 est certainement l’un des moments les plus mémorables de ma vie. Il y avait à ma gauche les montagnes et la verdure saillante, et à ma droite d’immenses falaises qui donnaient sur l’eau scintillante du Pacifique qui s’étend à perte de vue. Non seulement le paysage était à couper le souffle, mais la route elle-même, sinueuse et en vallons me berçait aux sons de la douce brise qu’il y avait cette journée-là. Les petits villages que je traversais, âgés mais ayant gardé leur beauté d’antan, ne faisaient qu’ajouter au bonheur de ma découverte de la Californie.
Arrivée à LA, ce fut le retour aux mythes entourant la Cité des Anges. Les maisons tellement grandes qu’on s’y perd seulement qu’à ne les contempler, les immeubles si hauts et denses qu’on se sent coincé à leur côté et la richesse tapissée à grands coups de pinceaux sur chaque édifice que l’on croise. Le centre-ville, si grand, si moderne, mais sans vie quand tout le monde travaille. Seulement moi qui me promenais, me demandant s’il y avait eu un désastre dont je n’avais pas entendu parler. Tout de même, j’étais heureuse de pouvoir dire avoir vu Hollywood, The Walk of Fame, Beverly Hills et Rodeo Drive.
Mais ce que j’ai préféré de Los Angeles est définitivement l’adorable secteur Santa Monica et plus particulièrement Third Street. Cette rue condamnée aux automobilistes et réservée aux piétons, ne cesse de bouger. Avec ses multiples restos et boutiques, que ce soit le jour ou la nuit, on ne peut s’y ennuyer. J’y suis allée à maintes reprises pour toujours y faire une nouvelle découverte.
J’ai finalement terminé mon voyage à San Diego, une ville à l’architecture particulière. Au centre-ville, les bâtiments sont construits sous un thème bien spécial : ils doivent tous avoir la forme d’un outil. Cela rend le tout très intéressant mais aussi agréable à l’œil. En banlieue, les maisons sont plutôt champêtres, rustiques, aux couleurs jaunâtre et blanc cassé. L’hétérogénéité de cette ville la rend particulièrement charmante. Les gens y sont chaleureux, l’ambiance est entraînante et il y a un certain sentiment de sérénité qui nous transporte quand on y est. Comme si cette ville était dépourvue de la frénésie et du stress que l’on retrouve généralement dans les grands centres. Ce qui m’a fait tomber en amour, moi, éternelle amoureuse des animaux, c’est le Zoo de San Diego, l’un des plus vastes à travers le monde. Il se distingue des autres parce qu’il ressemble à l’habitat de ses résidents. Chaque animal a une reproduction de son état naturel pour qu’il ne se sente pas attaqué ou renfermé. J’ai trouvé l’idée géniale.
Bref, moi qui s’attendais à simplement découvrir une autre partie des États-Unis, j’ai découvert un autre monde. La Californie, si grande mais à la fois si authentique, m’a donné encore plus le goût de connaître chaque petite parcelle de ce que la Terre a à nous dévoiler. C’était un voyage enrichissant, haut en couleurs et en émotions. Sincèrement inoubliable.
Blogueuse : Léonie Pelletier
Rédactrice en chef : Véronique Leduc
Blogue: Douce nostalgie
Une photo. Une chanson. Un rire. Un tout et un rien me transporte là où j’étais il y a presqu’un an jour pour jour. Un voyage sincère et mémorable...
