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Le tour des Amériques en famille

Publié le Vendredi 22 juin 2012
 
 

L’objectif ? D’abord traverser le Canada pour rejoindre l’Alaska et ensuite mettre le cap vers le Sud pour une traversée des trois Amériques jusqu’en Argentine, le tout, en 365 jours. Un voyage de rêve pour nombre de globe-trotters. Imaginez pour une famille de Sainte-Adèle!

Au moment d’écrire ces lignes, Simon Staub et Marie-Joëlle Benoît bouclent les derniers préparatifs de ce périple qu’ils planifient depuis près de trois ans avec leurs deux enfants Léa et Zackary, âgés respectivement de 6 et 11 ans.

Pour Simon et Marie-Joëlle, le goût de l’aventure s’est toujours fait ressentir. « J’ai un peu mis ça de côté lorsque j’ai fondé une famille, me disant que ça allait être pour plus tard », explique Simon qui a quelques expériences de voyages dans le passé. Il y a environ trois ans, après de nombreuses réflexions sur la vision de leur famille et sur ce qu’ils désiraient transmettre à leurs enfants, le couple a décidé de mettre en branle leur projet et de faire le grand saut.

Puisque Simon, travaillait alors à contrat pour une entreprise de Dorval, et que Marie-Joëlle, possédait un service de traiteur à domicile, les carrières des jeunes parents permettaient plus facilement un départ de la sorte. Mais outre ces conditions favorables, le couple a dû faire des sacrifices importants pour mener à terme leur projet, dont la vente de leur maison, qui permet de financer l'aventure.

Un autobus voyageur

Autre condition nécessaire à la réalisation de ce périple; un moyen de transport adapté. Et adapté est le bon mot! Après avoir pris la décision qu’ils quittaient bel et bien le Québec, le couple a débuté la recherche du motorisé idéal. Ils jettent finalement leur dévolu sur un minibus scolaire usagé qui sera converti en une réelle maison mobile. « La conversion du véhicule était une étape importante de nos préparatifs, car ce sera notre maison et notre espace de vie pour la prochaine année. Il se devait d’être sécuritaire et confortable », explique Simon qui ne compte plus les heures qu’il a investi dans la mécanique et la recherche de matériaux usagés pour la conversion.

La maison presque vide, les emplois quittés depuis six mois, le couple voit venir le jour J à grands pas. Du côté des enfants, l’excitation est à son comble.  « Ils ont vraiment hâte de partir et surtout, de ne pas avoir d’école pendant un an », explique Marie-Joëlle. Pas d’école telle qu’on la connaît au Québec, mais Léa et Zackary devront tout de même suivre un programme scolaire pour s’assurer qu’ils maintiendront un niveau d’apprentissage adéquat pour leur âge. Cette exigence de la commission scolaire a mené Marie-Joëlle à créer un programme que les enfants devront suivre tout au long de leur aventure.

Malgré tout, les enfants n’ont-ils pas des craintes? « Je ne crois pas qu’ils réalisent l’ampleur du périple. C’est surtout la peur de s’ennuyer de la famille et des amis qui les inquiète. Sinon, pour Léa, dans son univers de petite fille de six ans, c’est surtout la peur de voir des serpents ou des scorpions. Pour Zackary, ce sont des peurs plus rationnelles, comme un accident avec le camion, qui sera aussi notre maison », explique Simon. Sur ce point d’ailleurs, le couple est clair avec les enfants, un retour sera toujours possible en cas de pépin majeur.

Une famille multitâches

Pendant leur aventure, la petite famille portera plusieurs chapeaux. De reporteurs, à blogueurs, à aventuriers, plusieurs objectifs se cachent derrière cette grande épopée. D'ailleurs, Simon a créé le site web Exploraventure où il sera possible de suivre les aventures des Adélois et Adéloises. « Nous voulons rapporter le plus possible nos découvertes, mais aussi faire connaître les endroits que nous visiterons », explique Marie-Joëlle, qui désire notamment prioriser la visite d'attractions et de complexes touristiques écoresponsables.

Mais au bout du compte, pour le couple, cette aventure sera aussi la preuve qu'il est possible de réaliser ses rêves même si, parfois, notre train de vie nous laisse croire le contraire. Comme le dit Simon: « Attendre le bon moment pour réaliser ses rêves, c’est toujours repousser celui-ci. Le bon moment, il faut le provoquer ».

Photo principale par Art Fotovision

Blogueuse : Stéphanie Perron

Rédactrice en chef : Véronique Leduc

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